Traces Contemporaines

Festival de danse Traces Contemporaines 19 au 22 septembre 2019 à Cahors

FESTIVAL DE DANSE TRACES CONTEMPORAINES  12ème édition du 19 au 22 septembre 2019 à CAHORS "D’UN MONDE À L’AUTRE"

Parrain : le chorégraphe Abderzak Houmi-Compagnie X-Press // Ouverture de la billetterie : mercredi 26 juin 2019

Universelle, charnelle, créative, la danse est une école de la vie qui œuvre dans la fraternité. Elle fait tomber les frontières et les masques dans cette puissance illimitée qu’elle a d’embrasser l’humain et d’être présente dans toutes les cultures de notre monde. Parfois métissée, elle ose mélanger les sources d’inspiration.

Du 19 au 22 septembre, enfilons nos habits de nomades pour parcourir des chemins chorégraphiques inédits. Cheminer d’un monde à l’autre, c’est devenir un pèlerin contemplant l’horizon des possibles. Comme une main tendue, le langage des corps de cette 12ème édition s’ouvre au monde dans un dialogue avec d’autres continents : Asie, Afrique, Europe, Amérique latine. Le croisement des cultures est une occasion de rencontrer l’autre et de s’enrichir mutuellement de nos différences. Il permet de renouveler notre regard sur le monde et sur nous-mêmes. Cette prochaine édition sera énergique, humaine et fraternelle. 

Ce Festival de danse Traces Contemporaines sera énergique, humain et fraternel. Avec ses trois temps forts à l’Auditorium, comme trois voyages pour passer d’un monde à l’autre, il sera bon de prolonger la soirée au village du festival ou de déambuler dans la cité avec « Des corps dans la Ville ».

Le voyage, fil conducteur de ces quatre jours, est une aventure qui participe à notre propre métamorphose et à notre propre légende. Nous en ressortons grandis et différents. Se mettre en route, c’est affronter l’inconnu. Se mettre en route, c’est se déconditionner, en acceptant d’être touché et bousculé. Se mettre en route, c’est parfois perdre pied. C’est aussi la promesse d’un renouveau. Sortir de notre territoire, de notre zone de confort et s’ouvrir à la richesse des cultures et des civilisations qui nous entourent, n’est-ce pas une possibilité d’agrandir notre champ de vision ? Renouveler notre regard sur le monde et sur nous-mêmes ou encore renouer avec nos propres racines, voici la promesse de cette 12ème édition.

Quatre journées thématiques vont rythmer le festival : Construisons des liens, pas des murs jeudi 19 septembre, Racines pluriellesvendredi 20 septembre,  En chemin... samedi 21 septembre, et D’un monde à l’autre dimanche 22 septembre. 

Du bal participatif à la table ronde, en passant par les spectacles en salle ou dans l’espace public, des apéros en musique aux stages de danse, chacun peut trouver son bonheur parmi ce foisonnement de temps forts.

Le chorégraphe Abderzak Houmi (Compagnie X-Press), parrain de cette 12eédition

A l’occasion de la programmation du vertigineux Parallèles à l’Auditorium du Grand Cahors en 2018, lors de la 11ème édition, la rencontre avec le chorégraphe Abderzak Houmi a été le point de départ pour imaginer l’édition 2019, sa nouvelle ligne éditoriale avec le désir partagé de partir à la rencontre de l’autre. 

Séduit par l’accueil chaleureux du public cadurcien et par l’état d’esprit du festival, Abderzak Houmi, revient à Cahors en tant que parrain. Le thème « d’un monde à l’autre » a immédiatement résonné comme une évidence puisque Sikap sa nouvelle création chorégraphique, dessine un pont entre la France et l’Indonésie. Les festivaliers auront la chance de découvrir, en 1ère mondiale à Cahors, cette pièce pour cinq danseurs indonésiens, écrite sur le continent asiatique. Sikap est programmé le dimanche 22 septembre 2019 à l’Auditorium du Grand Cahors, lors d’une soirée carte blanche donnée au chorégraphe. Sikap, «attitude» en indonésien, nous plonge dans la diversité des danses traditionnelles indonésiennes. Avec l’envie d’offrir «sa» danse à l’autre, Erwin Mardiansyah, Irfan Setiawan, Krisna Satya, Siska Aprisia, Tazkia Hariny Nurfadlillah nous enseignent la voie de la générosité. Présents tout au long du festival sur un ensemble de rendez-vous, Abderzak Houmi et la compagnie X-Press partagent un moment de danse avec les festivaliers au coup d’envoi et à la clôture du festival, un temps de parole autour d’une table ronde, leur gestuelle lors d’une master class. 

Trois voyages à l’Auditorium du Grand Cahors pour passer d’un monde à l’autre (payant)

Vendredi 20 septembre à 21h00, la compagnie Stylistik dévoile la création Entre [deux]2.0. Le solo d'Abdou N'gom met en scène, entre ombre et lumières, les tentatives de reconquérir une unité perdue. L'artiste offre jusqu'à l'épuisement une danse d'une puissance physique extrême, issue de cette double culture marquée sur sa peau. Le danseur-chorégraphe affine son langage artistique et développe une danse très généreuse, marquée d'une certaine forme de théâtralité. Sa technique et son vocabulaire, issus du Hip-hop, sont les outils pour un voyage intérieur sous tension, très contemporain. Dans cette quête poétique de soi et de l'autre, il est question de jouer sur l’apparence, d’expérimenter le changement, de passer par divers états de corps, par diverses humeurs et de se transformer pour se questionner sur ce que nous sommes. Tout en présence, puissance et urgence, Abdou N’Gom masque, démasque et désarme. Ce solo d’une profondeur mouvante et émouvante, à l’esthétique superbement travaillée, se laisse traverser par une partition sonore troublante. Celle-ci explore des textures obsessionnelles entre voix additionnelles ethniques et mélodies électro qui irradient une dramaturgie à fleur de peau.

Samedi 21 septembre à 21h00 : Programmée pour la première fois en France, la création Silk Road, titre évocateur, nous invite à rencontrer le chorégraphe espagnol José Agudo. Ici, la danse contemporaine tisse des liens singuliers avec le flamenco et la danse kathak.  Silk Road de la compagnie londonienne Agudo Dance Company, est une pièce pour deux danseurs. Le chorégraphe JoseAgudo débute sa carrière en Andalousie où il se produit comme danseur de flamenco. Au fil de ses voyages et de ses tournées en Europe puis à travers le monde (Charleroi, Ballet de Marseille, T.R.A.S.H, Shobana Jeyasingh Dance et Akram Khan Company), la danse contemporaine s’impose progressivement. Grâce à sa rencontre avec le célèbre danseur classique indien Mavin Khoo, Jose Agudo tisse ses racines de flamenco dans un style contemporain unique. Il partage une histoire personnelle et universelle entre Orient et Occident. 

Dimanche 22 septembre à 18h00 : Carte blanche au chorégraphe Abderzak Houmi / Compagnie  X-Press. Triptyque : Sikap, Accumulation et Landing(créations 2019)

Sikap, premier volet du triptyque,efface notre éloignement géographique avec l’Indonésie. Avec ses 17000 îles, ses 5000 langues, ses 1 904 503 km2 ainsi que ses 261 millions habitants, ce pays est  d’une richesse culturelle incroyable. Sikap, qui signifie « attitude » en indonésien, est avant tout une rencontre. Un chorégraphe et cinq danseurs indonésiens venus des quatre coins de ce gigantesque pays transcontinental, sont rassemblés par trois instituts français dans un lieu de création des plus inspirants, le Nuart (galerie d'art située à Bandung). La particularité de cette rencontre réside dans l'envie d'offrir à l'autre « sa » danse. Certains pratiquent le « piring », d’autres le «randai», ou encore le « sewa » et        l’« adok »… Danses traditionnelles très différentes les unes des autres, elles peuvent être culturelles, spirituelles, ou encore venir du combat

Inspiré par la gestuelle de chacun, Abderzak Houmi ose dans cette pièce, une fusion de styles. Habitué à casser les codes de la danse Hip-hop pour faire émerger son propre langage, il se lance un nouveau défi, bousculer les danses traditionnelles de ces cinq danseurs indonésiens pour les mettre au service de l’expression de la rencontre et de la relation à l’autre. Les danseurs incarnent les mouvements à leur façon dans une volonté d’exprimer leur être à tout prix. Dans ce travail sensible et intime, Abderzak a eu à cœur de mettre en oeuvre cette aventure artistique qui génère des synergies stimulantes entre les êtres et les territoires. 

Dans Accumulation,comme son nom l’indique, le chorégraphe a travaillé sur le procédé d’accumulation. Dans l’idée de cycle, les deux corps allongés, presque immobiles, commencent à s’animer dans un mouvement de rotation très lent. La vitesse augmente, les gestes naissent, grandissent, se développent. Plus forts, plus grands, plus rapides, les cercles sont de plus en plus dessinés, dans le corps, le geste, l’espace, la chorégraphie. Les directions se multiplient, les trajectoires sont de plus en plus complexes, les variations sont de plus en plus nourries par l'évolution des états de corps. Du calme à la transe, du léché au salé, de la marche à l’état bestial, les danseurs se lèvent, dessinent, se rapprochent, se séparent avant de revenir au point de départ. Un tourbillon d’accumulations pour une pièce tout en poésie.

Enfin, Landingconstitue le dernier volet de ce triptyque. Ici, le champ des possibles amène Abderzak

Houmi à travailler sur un nouveau sol qui est tour à tour rigide, mou, absorbant ou rebondissant. Landingest un duo circassien-danseur où la chute devient le moteur de la chorégraphie. La gravité et l’envol se répondent. Deux hommes, singuliers et ensemble, singulièrement ensemble.

Deux hommes qui tombent et se relèvent. L’émotion et la poésie se dégagent alors à travers les variations d’énergie des gestes puis par les liens qui se tissent dans cette dualité. Cet espace rebondissant participe à l’évolution des corps en suspension. Jouant sur les contraires et les complémentarités, cette danse parfois aérienne, percutante, ralentie et énergique, est une partition qui fait la part belle aux individualités, aux personnalités avec le constant souci de garder un lien entre eux. Dans une situation d’appui ou de contact extrême, le geste qui se décline dans l’espace est du plus infime au plus spectaculaire. Les danseurs bouleversent leurs corps, leurs perceptions, leurs émotions, leurs repères, leurs danses.

La billetterie des trois soirées programmées à l’Auditorium est ouverte à partir du 26 juin 2019 sur www.festik.com et à l’Office du Tourisme du Grand Cahors.

Ce prochain Festival de danse Traces Contemporaines sera énergique, humain et fraternel. Avec ses trois temps forts à l’Auditorium, comme trois voyages, pour passer d’un monde à l’autre, il sera bon de prolonger la soirée au village du festival ou de déambuler dans la cité avec Des corps dans la ville.

Le voyage, fil conducteur de ces 4 jours, est une aventure qui participe à notre propre métamorphose et à notre propre légende. Nous en ressortons agrandis et différents. Se mettre en route, c’est affronter l’inconnu. Se mettre en route, c’est se déconditionner, en acceptant d’être touché et bousculé.  Se mettre en route, c’est parfois perdre pied. C’est aussi la promesse d’un renouveau. Sortir de notre territoire, de notre zone de confort et s’ouvrir à la richesse des cultures et des civilisations qui nous entourent, n’est-ce pas une possibilité d’agrandir notre champ de vision ? Renouveler notre regard sur le monde et sur nous-mêmes ou encore renouer avec nos propres racines, voici la promesse de cette 12ème édition. 

La rencontre d’un autre pays ou d’une personne venue d’une autre culture a été décisive pour les chorégraphes invités. 

Aussi, l'équipe du festival a l’immense plaisir d’accueillir le chorégraphe Abderzak Houmi (Compagnie X-Press) en tant que parrain. Il présente en première mondiale à Cahors, Sikap, une création écrite sur le continent asiatique qui réunit cinq danseurs indonésiens, créant un pont entre ici et ailleurs.

Programmée pour la première fois en France, la création Silk Road, titre évocateur, nous invite à rencontrer le chorégraphe José Agudo. Ici, la danse contemporaine noue des liens avec le flamenco et la danse kathak.

Franco-Sénégalais, le chorégraphe Abdou N’Gom (Compagnie Stylitik) interroge le positionnement identitaire, le métissage et l’altérité. Sa double culture est comme marquée sur sa peau. Il en fait une création : Entre (deux) 2.0 qui pose une question essentielle : Comment se construire lorsque l’on est partagé entre plusieurs appartenances ? Lorsqu’on ne se sent ni d’ici, ni d’ailleurs ... De son séjour au Laos, il nous ramène aussi Falang à découvrir sur les Allées Fénelon.

Nous recevrons trois jeunes chorégraphes : Emmanuelle Cathala, Aline Manerouck ainsi que Lali Ayguadé. Trois femmes qui incarnent une danse puissante et organique où l’essence du féminin est célébrée.

Mains tendues vibrant au rythme des applaudissements, mains ouvertes en signe d’accueil, mains jointes dans le recueillement, les expressions de nos mains en disent long…donner….recevoir…... 

Ce festival est une création collective : artistes, équipe permanente, bénévoles, festivaliers, partenaires, chaque regard compte.  

Alors, soyez du voyage !

                                                                         

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